L’actualité des news

L’actualité des news

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Un journal est une publication périodique recensant un certain nombre d’événements présentés sous la forme d’articles relatifs à une période donnée, généralement une journée, d’où son nom. Par métonymie, ce terme peut désigner des périodiques imprimés à des fréquences de parution différentes, ainsi que des formats audiovisuels du type journal télévisé, ou téléjournal (en Suisse romande et au Canada).

L’histoire des journaux

Le premier journal imprimé connu, un hebdomadaire de quatre pages intitulé « Relation aller Fürnemmen und gedenckwürdigen Historien (« Communication de toutes histoires importantes et mémorables », parfois appelé Die Straßburger Relation), est lancé à Strasbourg en 1605 par Johann Carolus1. Le Post och Inrikes Tidningar, ou POIT, qui se traduit par « Bulletins d’information nationale », est un journal suédois fondé en 1645 par la reine Christine de Suède et est le plus vieux journal encore existant en 2006. Le journal faisait référence en Suède à la fin du XVIIe siècle et au XVIIIe siècle. En janvier 2007, la version papier disparait au profit d’une seule version électronique. La dernière édition papier est datée du 29 décembre 2006.

 

Les journaux en France

En France, le premier journal imprimé est La Gazette, créé par Théophraste Renaudot, publiée à Paris entre mai 1631 et le 30 septembre 1915 et qui paraît toujours aujourd’hui sous le nom de Petites Affiches. Avec l’industrialisation de la presse écrite, de grands noms de journaux se sont créés, et le terme a servi à désigner à la fois le support physique de l’information (le journal en papier journal) et la société éditrice : le journal employant des journalistes et des reporters. Les plus anciens quotidiens français encore publiés sont, par ordre d’âge, Le Figaro (1826), Le Progrès (1859), La Dépêche du Midi (1870), La Croix (1880), Ouest-Éclair (1899) puis Ouest France (1944), Les Échos (1904) et L’Humanité (1904).

La façon même de présenter l’information de manière synthétique et thématique a été reprise par d’autres médias : la radio, puis la télévision, qui ont également repris le terme journal pour désigner l’émission dans laquelle un présentateur donne les informations du jour. Le premier journal télévisé français a été diffusé en 1949 par la RTF.

 

Comment écrire un journal :

Le journal est écrit pour soi-même. La question des destinataires a été bien étudiée par Jean Rousset. Or l’auto-destination est délibérée et constante malgré les destinataires possibles et sans doute malgré la perspective de publication, sauf dans certains cas limites, et elle est affirmée par d’innombrables déclarations. On écrit d’abord pour soi, au moins. Voici une typologie des destinataires.

  1. Soi seul et ses propres relectures (Maurice de Guérin, Amiel).
  2. Un proche, qui en réalité ne doit pas le lire (Germaine de Staël, George Sand).
  3. Un ou quelques proches qui en prendront connaissance (Eugénie de Guérin).
  4. Un lecteur non destinataire, admis après coup (Kafka, Anaïs Nin).
  5. Des lecteurs futurs espérés et souhaités, mais sans aucune idée précise de publication (Stendhal).
  6. Une ouverture réciproque dans un couple (les Tolstoï, les Woolf).
  7. Une publication posthume, partielle ou totale, autorisée ou non (Constant, Michelet, Kafka), avec la fameuse aporie : faut-il publier, en cas de refus de l’auteur, en se fondant sur la valeur de l’œuvre, ou sur le sens même de l’acte de la léguer sans la détruire ?
  8. Du public, du vivant de l’auteur, par une édition censurée ou intégrale, en vue d’atteindre des lecteurs non originellement destinataires (Lavater) ou visés d’emblée, au moins au bout d’un certain temps (Gide).

 

Peut-il être écrit pour soi seul ?

S’il ne l’était pas toujours, d’une certaine façon, comment l’auto-destination se maintiendrait-elle en cas de prévision, dès le début, de la future publication ? Mais est-il possible, d’une autre façon, de ne pas imaginer sur les marges de la conscience un lecteur potentiel que l’on rêve entrain de lire par-dessus notre épaule, tout en le sachant fictif ? Comme une figure du narcissisme qui est toujours à l’œuvre dans le journal : on ne peut se dissimuler ni le plaisir de penser à soi, ni le fait que l’on est déçu, en lisant les journaux des autres, de trouver insignifiant ce qu’ils ont jugé important. « Même dans la page intime que personne ne lira jamais – écrit Philippe Lejeune – il y a dans un coin, comme sur l’écran de mon ordinateur, une petite icône, un œil. La plupart d’entre nous acceptent qu’il reste imaginaire, en veilleuse […]. L’écrivain fait un double clic sur l’icône et se soumet à l’épreuve de la réalité ».

C’est très tôt que la conscience de cette tension a existé dans les écrits autobiographiques, par exemple chez Marivaux comme le montre un texte étonnant du Cabinet du philosophe. Il a écrit chaque jour ses réflexions sans songer qu’elles seraient lues : « Cependant, pourquoi les ai-je écrites ? Est-ce pour moi seul ? Mais écrit-on pour soi ? J’ai de la peine à le croire. Quel est l’homme qui écrirait ses pensées, s’il ne vivait pas avec d’autres personnes ? Vous verrez que, sans m’en être douté, ce sont aussi les autres hommes qui sont cause que j’ai écrit les miennes : je n’ai pas eu le dessein de les montrer moi-même ; mais je n’ai pas oublié qu’on pouvait les voir ». Par la suite, la tension s’atteste par moments, comme chez Maine de Biran. Ou encore par des contradictions. Si Stendhal avait affirmé : « Il n’est pas vrai qu’on écrive pour soi-même » (c’est-à-dire en ne s’adressant qu’à soi), Valéry semble le contredire en disant : « Ce que j’écris ici, je ne l’écris qu’à moi » (mais cela veut dire : en vue de soi, en raison de soi), et il reconnaît ailleurs qu’« un homme qui écrit n’est jamais seul ».

On voudrait serrer davantage la définition, la poétique et la fonction du journal. Proposons d’abord un essai de définition : il s’agit d’une écriture autobiographique fragmentaire, régulière, faite pour soi-même, où l’on parle de soi ou d’une recherche liée à soi, et que l’on mène dans le temps sans visée systématique.

Reprenons ensuite synthétiquement quelques éléments d’une poétique .

  1. Le journal est écrit au présent. Mais c’est après coup, au présent de la rédaction. Il offre donc par rapport à l’immédiat, au moment de l’expérience, le temps de la résonnance et de l’interprétation, sauf dans des cas rares de notation instantanée. Si c’est un journal de réflexion, il lui faut au moins le temps de l’écriture.
  2. Il s’inscrit dans le temps et comporte donc un engagement de régularité et de succession, c’est-à-dire sans reprise ni rétrospection organisée, ce qui n’exclut ni la relecture, ni les commentaires ultérieurs, ni les éléments ponctuels de souvenirs.
  3. Il est ouvert sur l’avenir, à la différence de l’autobiographie stricto sensu.
  4. Sa nature est fortement réflexive, et elle se redouble parfois en journal du journal.
  5. C’est une œuvre que nous considérons – souvent après coup – comme proprement littéraire, mais son unité n’est ni de composition ni de progression ; elle se rapporte sans doute au style et aussi au je dont on reparlera.
  6. Il est écrit sous la pression d’une nécessité, que ce soit celle d’une découverte de soi au plus près du temps vécu ou d’une recherche à partir de soi qui ne peut être menée que de cette façon. Préciser davantage, en parlant de construction de soi, c’est rejoindre beaucoup de cas, mais non pas tous au xxe s. On dirait alors, avec Gusdorf, que c’est une aventure liée à la recherche d’une destinée cohérente dans la succession des personnages que l’on représente, recherche exaltante ou anxieuse, fondée ou involontairement fictive, en tout cas nécessaire pour le sujet en vue de créer un moi dans l’espace tumultueux et sans fond du dedans. Ou plus prudemment avec Pachet que le journal permet de s’examiner et de se dire pour se construire, ou du moins pour agir sur soi, ou peut-être seulement de se prêter par l’écriture une durée et une consistance dont parfois, paradoxalement, il contribue à nous priver dans l’existence effective.

 

La question des fonctions est plus large. Qu’il nous suffise d’en faire l’inventaire dans le cas typique d’Amiel. Le journal est pour lui archives, miroir, thérapeute (manifestant et décrivant les symptômes, soignant et entretenant la névrose), exercice, jouissance (mais aussi substitut destructeur de toute œuvre possible et de la vie, à son propre jugement), scansion du temps permettant de sortir de la rêverie par l’écriture et la relecture pour se donner une identité constante et en sauvant le passé de l’oubli, de l’incohérence, du non-sens.

Quelques présupposés anthropologiques et éthiques. Quant aux présupposés anthropologiques, d’abord, il faut se demander jusqu’à quel point le journal atteste la consistance du sujet, la valeur universelle du je singulier, la durée du moi dans le temps, la capacité référentielle de l’écriture à l’égard d’un moi qui l’écrit et d’exprimer l’expérience, et jusqu’à quel point on écrit en mettant en œuvre une stratégie pour affirmer ces convictions. Il est certain qu’il y a un lien entre le journal et le primat du sujet, mais aussi une conscience de la difficulté de saisir un moi unifié et stable. L’arrière-fond religieux et monothéiste d’une personne supposée irremplaçable, nommée par Dieu et appelée à une plénitude n’est pas douteuse : fondement, ou deus ex machina ? C’est surtout au xixe s. que la saisie, construction, stabilisation, solidification d’un moi unifié et porteur d’un sens est importante, et la plupart des diaristes l’explicitent.

Quant aux présupposés éthiques, il y a surtout la mise en œuvre d’une éthique de l’écriture, en vue d’atteindre à une universalité potentielle, virtuelle, qui permet aux sujets de communiquer, de se comprendre, de retrouver l’autre en soi-même au moins à titre de possibilité. Il s’agit principalement du bon usage du je, qui est un défi pour toute autobiographie. C’est-à-dire de la sélection de ce qui est signifiant pour autrui, éloigné de l’anecdote, du pathos, des private jokes (quand il y a une visée secondaire de publication) mais déjà (même lorsqu’on écrit sans une telle visée) l’effort de ne retenir que ce qui est signifiant pour soi et de lui donner forme d’une manière exigeante. Même ainsi, le journal a une situation propre dans la littérature autobiographique : ce choix y est particulièrement difficile, et la difficulté rencontrée par la publication intégrale des journaux le signale.

Enfin, le problème redoutable de la sincérité. Tout écrit autobiographique comporte, outre le « pacte autobiographique » qui le fonde, un « pacte référentiel » dans lequel on s’engage – comme le montre Philippe Lejeune – à être aussi vrai que possible, sans que cet engagement puisse comporter une obligation de stricte ressemblance comme c’est le cas dans la biographie de quelqu’un d’autre. S’il y a des déformations non voulues, l’énonciation reste authentique, sauf en cas de mythomanie. Faut-il parler alors de sincérité ?
Mais celle-ci n’est pas une notion simple, et elle pose des difficultés mille fois affrontées, quasi-insolubles. On peut et doit éviter son contraire : l’insincérité délibérée. Au-delà ? « La “sincérité” est une sensation, qui détermine un certain ton de la voix, ce qui peut s’associer et s’ajuster (avec ce ton) à la fabrication la plus imaginaire ; et ceci “de bonne foi” ou de “mauvaise foi” » écrit Valéry à propos du journal de Gide. Et l’on sait bien que la “mauvaise foi” peut être, ou non, consciente. De fait, la “sincérité” de Gide, à supposer qu’il ne prenne pas délibérément la pose, est variable – il y tient du reste absolument, car il veut être l’ensemble de ses sincérités – et elle ne comporte aucun effort d’élucidation de la mesure dans laquelle elle peut être faussée par des motifs subconscients ou inconscients. Dire ‘vrai’, c’est déjà inclure le maximum d’efforts pour ne pas se duper, pour y voir le plus clair possible, pour se référer à la réalité. Que penser alors de ce qu’écrivait Valéry quelques lignes plus haut : « Le moi le plus vrai n’est pas le plus important. Et d’ailleurs il n’est pas le plus vrai. Il n’y a pas de vrai en matière de moi. » En psychologie, on lui donnerait raison : il n’existe rien d’absolument vrai dans cet ordre, mais si l’on parle, on doit s’exprimer de la façon la plus juste possible. Si c’est un propos éthique, les choses changent : si l’on admet ce type de critère, on dira vrai en fonction d’une norme, ou référence, ou valeur. Toutefois l’on retrouverait même ici, s’il fallait juger, la même impossibilité de dépasser le relatif. D’où le radicalisme de Valéry qui refuse notamment la psychanalyse – un éclairage par le particulier – et qui ne veut considérer qu’une vérité universelle.

Journaliste et actualités

L’actualité s’octroie une place de plus en plus importante dans la vie quotidienne de tout un chacun si bien qu’il est difficile d’en faire abstraction, et que cette réception passive, et parfois inconsciente, élude toute question sur ce qu’est l’actualité même.

Nous avons voulu savoir comment les professionnels de l’actualité, ceux qui la transmettent, qui la façonnent, pour qui elle représente une sorte de matière première, l’utilisent et l’envisagent. C’est pourquoi nous sommes partis du constat des pratiques et des postures professionnelles pour élaborer une première définition pragmatique de l’actualité, en commençant évidemment par les journalistes.

 

Les journalistes et l’actualité

Il est difficile, voire impossible, de ne pas penser aux médias d’information et aux journalistes lorsque l’on se penche sur la question de l’actualité. En effet, c’est d’abord par les journaux, qu’ils soient écrits, parlés ou télévisés que cette dernière nous est dévoilée. Il nous est donc apparu nécessaire de recueillir le point de vue de ceux qui manient cette notion dans leur travail quotidien.

 

Méthode

La méthode de l’entretien a été retenue pour récolter des informations utilisables pour notre recherche. Quatre journalistes ont répondu favorablement à nos sollicitations. Les entretiens ont été menés de manière très peu directive sur la base de cette question : « Selon vous, qu’est-ce que l’actualité ? ».

L’analyse que nous présentons ici s’appuie sur deux entretiens en présentiel et un entretien téléphonique. Pour des raisons de commodités, liées à la pression professionnelle, un entretien a été mené de manière collective avec deux journalistes.

Deux types de médias sont présents dans cette enquête. En premier lieu, un quotidien issu de la PQR2, Le Progrès, représente la famille médiatique avec laquelle le monde des bibliothèques est le plus familier. Michel Deprost, journaliste expérimenté travaillant depuis 25 ans dans ce quotidien a bien voulu répondre à notre question. Ensuite, média de l’immédiateté par excellence où l’actualité change rapidement, la radio nous est apparue comme un terrain intéressant à explorer. Les commentaires de trois journalistes de Radio France Internationale (RFI) viennent compléter le point de vue de la presse. Deux d’entre eux ont en charge, au sein de ce média dit « tout info »3, des émissions qui revendiquent un lien direct avec l’actualité : Juan Gomez présente « Appels sur l’actualité », une émission quotidienne de dialogue avec les auditeurs sur des thèmes choisis dans l’actualité et Jean-François Cadet est responsable d’une émission hebdomadaire nommée « Les Clés de l’actu » au cours de laquelle il met en perspective un sujet d’actualité pour en expliquer les fondements, son but étant de réaliser une « sorte de Que-Sais-Je radiophonique » permettant aux auditeurs de mieux comprendre les grands thèmes tirés de l’actualité. Enfin, interrogé conjointement avec Juan Gomez, Noël Copin, médiateur de RFI, ancien rédacteur en chef au quotidien national La Croix, ancien directeur du service politique d’Antenne 2, intervient ici au titre d’une expérience riche couvrant les trois grands types de médias d’information (presse, télévision, radio).

 

Résultats

Au cours de ces entretiens, notre but était d’essayer d’obtenir des interviewés la formulation d’une définition de l’actualité. L’exercice, contrairement à ce que l’on pouvait attendre de professionnels maniant ce concept au quotidien, n’a revêtu aucun caractère d’évidence. Bien que l’extrême complexité de la notion ait toujours été soulevée, deux d’entre eux se sont risqués à produire spontanément une définition générique. Nous reproduisons ici ces deux définitions avant de les approfondir plus loin dans le corps de notre réflexion.

 

Théo GAILLAC

Théo est étudiant en journaliste dans une grande école. Il est spécialisé dans les informations locales. Théo permet d’apporter une information au plus près de nos lecteurs.