Covid-19 en France

Covid-19 en France

La France a débuté, mercredi 9 juin, dans un contexte de nette amélioration de la situation sanitaire, la troisième phase du déconfinement progressif commencé début mai, avec un couvre-feu retardé de deux heures, à 23 heures, la réouverture des restaurants en salle, des clubs de sport, un relèvement de la jauge de fréquentation des lieux culturels et un assouplissement du télétravail. « Nous y sommes ! S’asseoir à la table d’un restaurant. S’évader le temps d’un spectacle. Vibrer à l’unisson dans des gradins. Retourner à la salle… Cette vie nous avait tant manqué ! », a salué Emmanuel Macron sur Twitter. Mais « pour que cette reprise soit durable, continuons à respecter protocoles et gestes barrières », a prévenu le chef de l’Etat.

Les autorités appellent toujours à la prudence, afin d’éviter une résurgence épidémique. « Nous devons rester vigilants, nous ne devons pas croire qu’une embellie signifie la fin de l’épidémie. Continuons à faire attention, continuons à respecter les gestes barrières, à porter nos masques (…) c’est aussi la meilleure protection contre les faux espoirs et les déconvenues », a aussi plaidé, mercredi, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, lors du compte rendu du conseil des ministres.

 

Jean Castex cas contact et à l’isolement durant sept jours

Cas contact de son épouse testée positive au SARS-CoV-2, le premier ministre, Jean Castex, va se placer durant sept jours à l’isolement, a annoncé Matignon, mercredi, à l’Agence France-Presse. « Le premier ministre, qui avait reçu sa première injection de vaccin AstraZeneca le 19 mars, a été testé négatif ce soir », ont précisé les services du premier ministre.

« Néanmoins, en qualité de cas contact, il se place à l’isolement durant sept jours, conformément aux règles sanitaires », et « son agenda a été aménagé afin qu’il puisse tenir ses engagements en distanciel », a assuré Matignon.

M. Castex avait dans la journée de mercredi marqué la nouvelle étape du déconfinement par une visite sur le marché de Rungis, puis dans une salle de sport, y rencontrant de nombreuses personnes, et en déjeunant en tête à tête avec le ministre de l’économie, Bruno Le Maire. Il a également participé au conseil des ministres, réuni quasiment au complet à l’Elysée pour la première fois depuis octobre en raison des restrictions liées à la crise sanitaire.

Le premier ministre est contraint de s’isoler pour la troisième fois en moins d’un an, après avoir été déclaré cas contact du directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, en septembre, puis d’Emmanuel Macron en décembre, sans toutefois avoir jamais été testé positif.

Cette quarantaine devrait toutefois permettre au premier ministre d’effectuer une partie de ses déplacements dans le cadre de la campagne des régionales la semaine prochaine, à l’approche du premier tour. Il est attendu le jeudi 17 dans la Marne puis à Lyon en meeting, avant de se rendre à Besançon le vendredi 18. Il devra en revanche reporter ou faire l’impasse sur des visites de soutien aux candidats en Nouvelle-Aquitaine et dans le Centre-Val de Loire.

 

Courbe des hospitalisations Covid en France

Du 24 au 30 mai 2021 (derniers chiffres de Santé Publique France) :

  • Le taux hebdomadaire d’hospitalisations par date de déclaration était de 4,8/100 000 habitants, contre 6,9 en semaine 20.
  • En France métropolitaine, le taux hebdomadaire d’hospitalisations était en diminution dans toutes les régions.

Les taux d’hospitalisations les plus élevés de métropole étaient enregistrés en Hauts-deFrance (6,7/100 000 habitants), Île-de-France (6,4), Normandie (5,8), Provence-Alpes-Côte d’Azur (5,7) et Bourgogne-Franche-Comté (5,3). Les autres régions métropolitaines enregistraient des taux inférieurs à 4,1/100 000 habitants.

 

Bientôt des Américains à Paris ?

La campagne de vaccination devrait atteindre son objectif de 30 millions de primovaccinés au 15 juin ce qui signifie que 57 % de la population française adulte aura reçu au moins une première dose. Le nombre d’hospitalisations a baissé à moins de 14 000 malades de la COVID-19 soignés à l’hôpital contre plus du double à la mi-avril.

 

Même scénario à quelques différences près en Belgique.

En plus de la réouverture des cafés et restaurants à l’intérieur, cinémas et salles d’entraînement physique peuvent redémarrer leur activité, pour la première fois depuis plus de sept mois.

Dans ce pays de 11,5 millions d’habitants, où le coronavirus a fait plus de 25 000 morts, plus de 56 % de la population adulte est désormais vaccinée, protégée par au moins une dose.

Le nombre de patients COVID-19 en soins intensifs était de 319 mercredi, contre plus de 900 il y a six semaines au sommet de la 3e vague. Les autorités exigeaient de passer sous le seuil des 500 pour permettre ces assouplissements du 9 juin, qui constituent la première étape du « Plan été ».

Le travail au bureau sera autorisé pour tous une journée par semaine.

Des spectacles ou compétitions sportives pourront accueillir jusqu’à 200 personnes à l’intérieur, du public assis, et jusqu’à 400 en plein air, mais les règles restent strictes pour les contacts sociaux à l’intérieur puisque chaque foyer ne peut accueillir que quatre adultes au domicile.

Dans ces conditions, reverra-t-on bientôt les touristes américains dans les cafés et restaurants de Paris ou Bruxelles ?

Les États-Unis ont fait mardi des pas mesurés vers un retour des voyages internationaux, et en annonçant la création de groupes de travail avec « des partenaires clé » – le Canada, le Mexique,  l’Union européenne et le Royaume-Uni – pour préparer cette reprise.

 

Nouvelle résurgence des cas en Russie

Juste avant la visite du président Joe Biden en Europe, Washington a abaissé son avertissement aux voyageurs voulant se rendre dans plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.  Ainsi que le Japon, à un mois et demi des Jeux olympiques, ou encore le Canada et le Mexique.

Ce revirement intervient au moment où l’Union européenne a décidé d’autoriser l’entrée aux voyageurs américains vaccinés contre la COVID-19, mais demande la réciprocité aux États-Unis.

Les autorités espagnoles ont pour leur part relevé mercredi à 12 ans, contre 6 ans jusqu’ici, l’âge minimum à partir duquel un test négatif à la COVID-19 est nécessaire pour entrer en Espagne.

Par ailleurs, les députés européens ont largement donné leur feu vert final mercredi au certificat numérique COVID-19 européen, destiné à faciliter les déplacements cet été au sein de l’UE, à charge désormais aux États de le mettre en place d’ici au 1er juillet.

Contrastant avec l’optimisme des pays occidentaux, la Russie a enregistré un nombre d’infections quotidiennes au coronavirus qui a dépassé les 10 000, une première depuis mars sur fond de campagne de vaccination qui patine,  selon les statistiques publiées lundi.

Au Brésil, pays très durement affecté par la pandémie et menacé par une troisième vague ces prochaines semaines, la Cour suprême a décidé qu’elle statuerait en urgence jeudi sur une éventuelle annulation de la Copa America, à cinq jours du coup d’envoi.

Ce tournoi de football régional devait se jouer initialement il y a un an, en Argentine et en Colombie.

Lundi, l’annonce surprise que le Brésil allait l’accueillir avait déclenché une avalanche de critiques.

 

Marc ALEXANDRE

C’est un ancien journaliste de presse nationale et internationale. Il est spécialisé dans les articles d’actualités générales. Marc Alexandre est un expert des questions internationales.