La NASA choisit SpaceX pour sa mission

La NASA choisit SpaceX pour sa mission

La NASA a annoncé vendredi 23 juillet avoir choisi SpaceX pour son voyage prévu vers Europe, lune glacée de Jupiter, une victoire majeure pour l’entreprise du milliardaire Elon Musk qui ambitionne de s’aventurer plus loin encore dans le système solaire.

La mission Europa Clipper sera lancée en octobre 2024 avec une fusée Falcon Heavy depuis le centre spatial Kennedy, en Floride. Le montant du contrat s’élève à 178 millions de dollars (151 millions d’euros). La mission devait auparavant s’appuyer sur la fusée Space Launch System (SLS) de la NASA, qui a connu des retards et des dépassements de coûts.

 

L’équivalent de 18 Boeing 747

SLS n’étant pas encore opérationnelle, Falcon Heavy a été déployée sur des missions commerciales et gouvernementales depuis son vol inaugural, en 2018. Il génère environ 2 300 tonnes de poussée (22 millions de newtons) au décollage, soit l’équivalent d’environ dix-huit avions Boeing 747. L’orbiteur devrait effectuer 40 à 50 passages rapprochés autour d’Europe afin de déterminer si cette lune glacée peut abriter des conditions propices à la vie.

Elle sera notamment chargée de caméras et de spectromètres pour produire des images à haute résolution et des cartes de composition de la surface et de l’atmosphère, ainsi que d’un radar pour pénétrer la couche de glace et rechercher de l’eau liquide en dessous.

Une collaboration durable entre SpaceX et la NASA

Europa Clipper n’est pas la première collaboration entre la NASA et l’entreprise d’Elon Musk SpaceX. Il y a quelques mois, les deux entreprises avaient déjà collaboré pour envoyer Thomas Pesquet et d’autres astronautes sur la Station Spatiale Internationale. SpaceX travaillera également avec la NASA sur des atterrisseurs lunaires, afin d’envoyer de nouveaux hommes sur la Lune.

Une collaboration qui semble donc bien fonctionner, mais qui ne fait pas que des heureux. Les concurrents de SpaceX, à savoir Blue Origin de Jeff Bezos ou encore l’entreprise Dynatics, ont a plusieurs reprises montré leur mécontentement. Le dernier en date : des contestations suite à l’annonce de la collaboration entre SpaceX et la NASA pour la mission sur la Lune, alors même que le plan initial prévoyait que la NASA choisisse deux des trois entreprises pour les contrats relatifs aux atterrisseurs lunaires.

Jupiter

Des conditions propices à la vie ?

Il génère environ 2 300 tonnes de poussée (22 millions de newtons) au décollage, soit l’équivalent d’environ 18 avions 747. L’orbiteur devrait effectuer 40 à 50 passages rapprochés autour d’Europe afin de déterminer si cette lune glacée peut abriter des conditions propices à la vie.

Elle sera notamment chargée de caméras et de spectromètres pour produire des images à haute résolution et des cartes de composition de la surface et de l’atmosphère, ainsi qu’un radar pour pénétrer la couche de glace et rechercher de l’eau liquide en dessous.

 

Les objectifs de la NASA n’avaient pas été atteints

Le contrat s’élève à 178 millions de dollars. Il faudra cependant attendre jusqu’en 2024 pour voir la mission Europa Clipper lancée avec une fusée de SpaceX, la Falcon Heavy. Le lancement se fera depuis le centre spatial Kennedy en Floride. Notons qu’il y a plusieurs raisons pour lesquelles la NASA a porté son choix sur SpaceX. En effet, il était prévu d’utiliser la fusée Space Launch System (SLS) de la NASA. Cependant, les objectifs n’avaient pas été atteints en termes de coût et de délai. Donc, c’est pour remplacer SLS que la NASA a fait appel à SpaceX pour le déploiement de Falcon Heavy.

Ce dernier génère à lui seul près de 2300 tonnes de poussée, au décollage. Une fois dans l’espace, l’orbiteur devra réaliser 40 à 50 passages rapprochés autour de la lune de Jupiter. Cela, dans le but de déterminer si Europe dispose des conditions favorables à la vie.

 

Eddy BILLON

Eddy est un retraité qui a travaillé dans des entreprises de communication à dimension internationale. Grâce à son expérience, il apporte un regard d’expert à nos communications et nos articles.