Les inondations en juillet : liées au réchauffement climatique

Les inondations en juillet : liées au réchauffement climatique

La survenue d’un tel épisode extrême sur ces régions a été rendue jusqu’à 9 fois plus probable par le réchauffement dû à l’activité humaine, selon les scientifiques du World Weather Attribution (WWA)

Le réchauffement climatique a renforcé la probabilité et l’intensité des inondations qui ont ravagé l’Allemagne et la Belgique en juillet, faisant plus de 200 morts et des milliards d’euros de dégâts, selon une étude rendue publique ce mardi 24 août.

La survenue d’un tel épisode extrême sur ces régions a été rendue jusqu’à 9 fois plus probable par le réchauffement dû à l’activité humaine, avec au moins 20 % de probabilité supplémentaire. Le changement climatique a également « fait augmenter la quantité de pluie sur une journée d’entre 3 % et 19 % », selon les scientifiques du World Weather Attribution (WWA), qui regroupe des experts de divers instituts de recherche dans le monde.

Il s’agit de la deuxième étude pointant clairement le réchauffement dans les catastrophes naturelles qui se sont multipliées cet été. Le WWA avait déjà calculé que le « dôme de chaleur » qui a suffoqué le Canada et l’Ouest américain fin juin aurait été « presque impossible » sans les effets du changement climatique.

Début août, les experts climat de l’ONU (Giec) avaient eux aussi sonné l’alarme dans un rapport choc, pointant un réchauffement de la planète encore plus rapide et plus fort qu’on ne le craignait, menaçant l’humanité de désastres « sans précédent ». Le seuil de +1,5°C – objectif idéal à ne pas dépasser selon l’accord de Paris – pourrait ainsi être atteint autour de 2030, soit 10 ans plus tôt qu’estimé.

 

Des précipitations historiques

Pour les 39 scientifiques internationaux réunis sous la bannière du WWA, pas de doute : « Le changement climatique a accru la probabilité, mais également l’intensité » des événements de juillet, a souligné lors d’une présentation en ligne Frank Kreienkamp, du service météorologique allemand, qui a piloté l’étude.

L’épisode a « largement battu les records de précipitations historiquement enregistrés » sur les zones touchées, soulignent les chercheurs.

La multiplication des précipitations est une conséquence attendue du réchauffement, puisqu’un phénomène physique fait augmenter l’humidité de l’atmosphère d’environ 7 % pour chaque degré supplémentaire.

Les auteurs ont fait tourner différents modèles pour estimer comment le réchauffement a affecté le volume maximal de précipitations sur une durée de un ou deux jours dans les régions les plus touchées, bassins des rivières Ahr et Erft en Allemagne et de la vallée de la Meuse en Belgique. Mais aussi sur une région plus vaste recouvrant ces deux pays, ainsi que les Pays-Bas voisins, affectés dans une moindre mesure.

 

Records

Pour les 39 scientifiques internationaux réunis sous la bannière du WWA, pas de doute : « Le changement climatique a accru la probabilité, mais également l’intensité » des événements de juillet, a souligné lors d’une présentation en ligne Frank Kreienkamp, du service météorologique allemand, qui a piloté l’étude. L’épisode a « largement battu les records de précipitations historiquement enregistrés » sur les zones touchées, soulignent les chercheurs.

La multiplication des précipitations est une conséquence attendue du réchauffement, puisqu’un phénomène physique fait augmenter l’humidité de l’atmosphère d’environ 7 % pour chaque degré supplémentaire.

Les auteurs ont observé une « tendance à un renforcement », même si demeure une « grande variabilité » d’une année sur l’autre. Et évalué la probabilité de survenue en Europe occidentale d’un épisode comme celui de juillet à une fois tous les 400 ans. Soit concrètement, une chance sur 400 chaque année qu’une telle catastrophe se produise. Et ils « deviendront encore plus courants » si le réchauffement se poursuit, souligne l’étude.

Il est en conséquence « important de savoir comment nous réduisons la vulnérabilité à ces épisodes et leurs impacts », a souligné un des auteurs, Maarten van Aalst, directeur du Centre Climatique de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

 

Probabilité et intensité accrue

Pour les 39 scientifiques internationaux réunis sous la bannière du WWA, pas de doute : « Le changement climatique a accru la probabilité mais également l’intensité » des événements de juillet, a souligné lors d’une présentation en ligne Frank Kreienkamp, du service météorologique allemand, qui a piloté l’étude. L’épisode a « largement battu les records de précipitations historiquement enregistrés » dans les zones touchées, soulignent les chercheurs.

La multiplication des précipitations est une conséquence attendue du réchauffement, puisqu’un phénomène physique fait augmenter l’humidité de l’atmosphère d’environ 7 % pour chaque degré supplémentaire.

Il s’agit de la deuxième étude accusant clairement le réchauffement dans les catastrophes naturelles qui se sont multipliées cet été. Le WWA avait déjà calculé que le « dôme de chaleur » qui a suffoqué le Canada et l’Ouest américain à la fin de juin aurait été « presque impossible » sans les effets du changement climatique.

 

Des phénomènes plus courants

Ils ont observé une « tendance à un renforcement », même si demeure une « grande variabilité » d’une année sur l’autre. Et évalué la probabilité de survenue en Europe occidentale d’un épisode comme celui de juillet à une fois tous les 400 ans. Soit concrètement, une chance sur 400 chaque année qu’une telle catastrophe se produise.

Et ils « deviendront encore plus courants » si le réchauffement se poursuit, souligne l’étude.

Il est en conséquence « important de savoir comment nous réduisons la vulnérabilité à ces épisodes et leurs impacts », a souligné un des auteurs, Maarten van Aalst, directeur du Centre climatique de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Car « malheureusement, les gens sont souvent prêts… mais pour le précédent désastre ».

Les stations de mesure détruites

Les augmentations des niveaux des cours d’eau n’ont pas pu être prises en compte, car une partie des stations de mesure ont été détruites par les inondations. L’étude s’appuie sur l’historique des précipitations sur une région plus vaste, incluant l’est de la France et de la Belgique, l’ouest de l’Allemagne, le nord de la Suisse, le Luxembourg et les Pays-Bas. « Toutes les régions d’Europe de l’Ouest peuvent s’attendre à subir un tel épisode diluvien une fois tous les quatre cents ans avec le climat actuel, ce qui signifie que plusieurs événements comparables devraient se produire dans ce laps de temps », expliquent les chercheurs.

« Ces inondations nous montrent que même les pays développés ne sont pas à l’abri des conséquences météorologiques terribles du changement climatique, qui s’aggravent », explique la climatologue allemande Friederike Otto, directrice associée de l’Institut du changement climatique de l’université d’Oxford. « C’est un défi urgent et global, nous devons y faire face : les faits scientifiques sont clairs depuis des années », ajoute-t-elle.

Le World Weather Attribution avait déjà relié au réchauffement climatique le dôme de chaleur en Amérique du Nord fin juin 2021, le gel en France début avril 2021 ou encore la canicule en Sibérie en 2020.

 

Un réchauffement plus rapide que prévu

Au début d’août, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’ONU avaient, eux aussi, sonné l’alarme dans un rapport choc, pointant un réchauffement de la planète encore plus rapide et plus fort qu’on ne le craignait, menaçant l’humanité de désastres « sans précédent ». Le seuil de + 1,5 °C – objectif idéal à ne pas dépasser, selon l’accord de Paris – pourrait ainsi être atteint autour de 2030, soit dix ans plus tôt qu’estimé. Les effets dévastateurs – sécheresses, incendies ou inondations – se font déjà sentir dans le monde.

Les auteurs ont fait tourner différents modèles pour estimer comment le réchauffement a affecté le volume maximal de précipitations sur une durée d’un ou deux jours dans les régions les plus touchées, bassins des rivières Ahr et Erft en Allemagne et de la vallée de la Meuse en Belgique. Mais aussi sur une région plus vaste recouvrant ces deux pays, ainsi que les Pays-Bas voisins, affectés dans une moindre mesure.

Ils ont observé une « tendance à un renforcement », même si demeure une « grande variabilité » d’une année à l’autre. Ils ont également évalué la probabilité de survenue, en Europe occidentale, d’un épisode comme celui de juillet à une fois tous les quatre cents ans. Soit, concrètement, une chance sur 400 chaque année qu’une telle catastrophe se produise. Et ils « deviendront encore plus courants » si le réchauffement se poursuit, souligne l’étude.

 

Marc ALEXANDRE

C’est un ancien journaliste de presse nationale et internationale. Il est spécialisé dans les articles d’actualités générales. Marc Alexandre est un expert des questions internationales.