Un des « Beatles » de DAESH (EI) plaide coupable

Un des « Beatles » de DAESH (EI) plaide coupable

Alexanda Kotey, ancien ressortissant britannique âgé de 37 ans, plaidait jusqu’ici non-coupable devant le tribunal d’Alexandria, près de Washington, aux côtés d’El Shafee el-Sheikh, 33 ans, un autre des quatre membres du groupe de kidnappeurs de l’EI. Ils sont notamment accusés d’être impliqués dans les meurtres des journalistes américains James Foley et Steven Sotloff, tués en 2014, et celui des travailleurs humanitaires Peter Kassig et Kayla Mueller.

Alexanda Kotey a répondu «oui» au juge TS Ellis qui lui avait demandé : «Plaidez-vous coupable librement et volontairement parce que vous êtes en fait coupable de ces accusations ?». En reconnaissant sa culpabilité, il a renoncé à son droit à un procès et encourt plusieurs peines de prison à vie sans droit à une libération anticipée. Il a aussi passé un accord avec le gouvernement pour fournir toutes les informations en sa possession sur ses actes en Syrie.

L’accusé, né à Londres, s’est exprimé en anglais. Les familles des quatre victimes américaines étaient présentes dans la salle d’audience. Le représentant de l’accusation, Dennis Fitzpatrick, a indiqué qu’elles étaient d’accord avec ce changement de stratégie de défense.

Alexanda Kotey et El Shafee el-Sheikh ont été extradés aux États-Unis depuis l’Irak en octobre 2020 pour comparaître devant la justice américaine. Ils avaient été capturés en janvier 2018 par les forces syriennes kurdes, puis remis à l’armée américaine en Irak.

Londres, qui ne voulait pas les juger sur son territoire, les a déchus de leur nationalité britannique. Leur extradition aux États-Unis n’a été rendue possible qu’après que les autorités américaines eurent assuré à Londres qu’elles ne requerraient pas de condamnation à mort dans cette affaire.

Alexanda Kotey et El Shafee el-Sheikh appartenaient à la cellule surnommée les «Beatles» par leurs otages, en raison de leur accent britannique. Les deux hommes ont grandi au Royaume-Uni, où ils se sont radicalisés avant de rallier l’EI en Syrie en 2012. Ils sont accusés de l’enlèvement d’otages américains, européens, japonais et syriens de 2012 à 2015, et d’avoir torturé et tué leurs victimes, notamment par décapitation. Les vidéos des assassinats, diffusées par l’EI à des fins de propagande, avaient choqué le monde entier.

 

La peine de mort abandonnée

En reconnaissant sa culpabilité, il a renoncé à son droit à un procès et encourt plusieurs peines de prison à vie sans droit à une libération anticipée. Il a aussi passé un accord avec le gouvernement pour fournir toutes les informations en sa possession sur ses actes en Syrie.

L’accusé, né à Londres, s’est exprimé en anglais. Les familles des quatre victimes américaines étaient présentes dans la salle d’audience. Le représentant de l’accusation, Dennis Fitzpatrick, a indiqué qu’elles étaient d’accord avec ce changement de stratégie de défense.

Alexanda Kotey et El Shafee el-Sheikh ont été extradés aux Etats-Unis depuis l’Irak en octobre 2020 pour comparaître devant la justice américaine. Ils avaient été capturés en janvier 2018 par les forces syriennes kurdes, puis remis à l’armée américaine en Irak.

Leur extradition aux Etats-Unis n’a été rendue possible qu’après que les autorités américaines eurent assuré à Londres qu’elles ne requerraient pas de condamnation à mort dans cette affaire.

 

Les familles des quatre victimes étaient présentes dans la salle d’audience

Le juge TS Ellis, qui présidait l’audience, prononcera le verdict le 4 mars 2022. L’accusé encourt plusieurs peines de prison à vie sans droit à une libération anticipée. En plaidant coupable, Alexanda Kotey a passé un accord avec le gouvernement pour fournir toutes les informations en sa possession sur ses actes en Syrie, ainsi qu’à tous les gouvernements étrangers qui le demanderaient. L’accord prévoit également qu’il sera extradé au Royaume-Uni après 15 ans de réclusion, où il est aussi poursuivi pour enlèvement et meurtres d’otages.

L’ancien vendeur d’articles de sport né à Londres, où il s’est radicalisé, s’est exprimé en anglais. Il a expliqué dans une déclaration qu’il avait rejoint la Syrie pour se battre contre le régime du président Bachar el-Assad en estimant que « le concept islamique du djihad armé était d’une grande valeur et une cause légitime ». Il avait ensuite intégré l’unité de l’EI chargée de l’enlèvement et la détention d’otages non musulmans. « Vous avez participé à une machination pour capturer des otages et demander des rançons, tout en sachant que ces enlèvements entraîneraient, et ont entraîné, la mort » des otages, a dit le juge Ellis, semblant peu sensible à ses arguments. Les familles des quatre victimes américaines étaient présentes dans la salle d’audience. Le représentant de l’accusation, Dennis Fitzpatrick, a indiqué qu’elles approuvaient l’accord passé entre l’accusé et les autorités.

 

« Task Force 8-14 »

Alexanda Kotey et El Shafee el-Sheikh appartenaient à la cellule surnommée les « Beatles » par leurs otages, en raison de leur accent britannique. Les deux hommes ont grandi au Royaume-Uni, où ils se sont radicalisés avant de rallier Daesh en Syrie en 2012. Ils sont accusés de l’enlèvement d’otages américains, européens, japonais et syriens de 2012 à 2015, et d’avoir torturé et tué leurs victimes, notamment par décapitation. Les vidéos des assassinats, diffusées par Daesh à des fins de propagande, avaient choqué le monde entier.

Les deux hommes auraient notamment supervisé les lieux de détention des otages et coordonné les négociations de rançon par e-mail. Ils auraient aussi été impliqués « dans des faits répétés de violences physiques et psychologiques contre des otages », selon la justice américaine.

Le chef présumé de la cellule, Mohammed Emwazi, surnommé « Jihadi John », a été tué dans une frappe aérienne américaine en Syrie en novembre 2015, tandis que le quatrième « Beatle », Aine Davis, est détenu en Turquie après avoir été reconnu coupable de terrorisme en 2017.

L’opération de l’armée américaine au cours de laquelle le chef de Daesh, Abou Bakr al-Baghdadi, avait été tué en octobre 2019, était baptisée « Task Force 8-14 » en référence à la date d’anniversaire de Kayla Mueller.

La jeune humanitaire travaillait avec le Danish Refugee Council quand elle a été enlevée à Alep, dans le nord de la Syrie, en août 2013. Selon ses parents, elle a d’abord été torturée par ses geôliers puis a été remise fin 2014 à Baghdadi, qui l’aurait violée à de nombreuses reprises avant de la tuer.

 

Ils sont accusés de l’enlèvement d’otages de 2012 à 2015

Les deux hommes ont grandi au Royaume-Uni, où ils se sont radicalisés avant de rallier l’EI en Syrie en 2012. Ils sont accusés de l’enlèvement d’otages américains, européens, japonais et syriens de 2012 à 2015, et d’avoir torturé et tué leurs victimes, notamment par décapitation. Les vidéos des assassinats, diffusées par l’EI à des fins de propagande, avaient choqué le monde entier.

Les deux hommes auraient notamment supervisé les lieux de détention des otages et coordonné les négociations de rançon par e-mail. Ils auraient aussi été impliqués « dans des faits répétés de violences physiques et psychologiques contre des otages », selon la justice américaine. Le chef présumé de la cellule, Mohammed Emwazi, surnommé « Jihadi John », a été tué dans une frappe aérienne américaine en Syrie en novembre 2015, tandis que le quatrième « Beatle », Aine Davis, est détenu en Turquie après avoir été reconnu coupable de terrorisme en 2017.

 

« Violences physiques et psychologiques prolongées contre les otages »

Leur extradition aux États-Unis n’a été rendue possible qu’après que les autorités américaines eurent assuré à Londres qu’elles ne requerraient pas de condamnation à mort dans cette affaire.

Alexanda Kotey et El Shafee el-Sheikh appartenaient à la cellule surnommée les « Beatles » par leurs otages, en raison de leur accent britannique. Les deux hommes ont grandi au Royaume-Uni, où ils se sont radicalisés, avant de rallier l’EI en Syrie en 2012.

Ils sont accusés de l’enlèvement d’otages américains, européens, japonais et syriens de 2012 à 2015, et d’avoir torturé et tué leurs victimes, notamment par décapitation. Les vidéos des assassinats, diffusées par l’EI à des fins de propagande, avaient choqué le monde entier.

Les deux hommes auraient notamment supervisé les lieux de détention des otages et coordonné les négociations de rançon par e-mail. Ils ont fait acte de « violences physiques et psychologiques prolongées contre les otages », selon le représentant de l’accusation.

Le chef présumé de la cellule, Mohammed Emwazi, surnommé « Jihadi John », a été tué dans une frappe aérienne américaine en Syrie en novembre 2015, tandis que le quatrième « Beatle », Aine Davis, est détenu en Turquie après avoir été reconnu coupable de terrorisme en 2017.

L’opération de l’armée américaine au cours de laquelle le chef de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi, avait été tué en octobre 2019, était baptisée « Task Force 8-14 » en référence à la date d’anniversaire de Kayla Mueller. La jeune humanitaire avait été enlevée à Alep, dans le nord de la Syrie, en août 2013. Selon ses parents, elle a d’abord été torturée par ses geôliers, puis remise fin 2014 à Baghdadi, qui l’aurait violée à de nombreuses reprises avant de la tuer.

Auteurs de vidéos qui avaient choqué le monde entier

Alexanda Kotey et El Shafee el-Sheikh avaient été capturés en janvier 2018 par les forces syriennes kurdes, puis remis à l’armée américaine en Irak. Ils ont été extradés aux États-Unis depuis l’Irak en octobre 2020 pour comparaître devant la justice américaine. Leur extradition aux États-Unis n’a été rendue possible qu’après que les autorités américaines eurent assuré à Londres qu’elles ne requerraient pas de condamnation à mort dans cette affaire.

Alexanda Kotey et El Shafee el-Sheikh ont grandi au Royaume-Uni, où ils se sont radicalisés, avant de rallier l’EI en Syrie en 2012. Ils sont accusés d’avoir enlevé, torturé et tué des otages américains, européens, japonais et syriens de 2012 à 2015, et d’avoir torturé et tué leurs victimes, notamment par décapitation. Les vidéos des assassinats, diffusées par l’EI à des fins de propagande, avaient choqué le monde entier.

 

Déchus de la nationalité britannique

Alexanda Kotey et El Shafee el-Sheikh ont été extradés vers les Etats-Unis depuis l’Irak en octobre 2020 pour comparaître devant la justice américaine. Ils avaient été capturés en janvier 2018 par les forces syriennes kurdes, puis remis à l’armée américaine en Irak.

Les deux hommes ont grandi au Royaume-Uni, où ils se sont radicalisés avant de rallier l’EI en Syrie en 2012. Alexanda Kotey a expliqué dans une déclaration qu’il avait rejoint la Syrie pour se battre contre le régime du président Bachar Al-Assad en estimant que « le concept islamique du djihad armé était d’une grande valeur et une cause légitime ». Il avait ensuite intégré l’unité de l’EI chargé de l’enlèvement et la détention d’otages non musulmans.

Londres, qui ne voulait pas le juger sur son territoire, l’a déchu de sa nationalité britannique. L’extradition des deux hommes aux Etats-Unis n’a été rendue possible qu’après que les autorités américaines ont assuré à Londres qu’elles ne requerraient pas de condamnation à mort dans cette affaire.

 

Un « Beatle » détenu en Turquie

Ils sont accusés de l’enlèvement d’otages américains, européens, japonais et syriens de 2012 à 2015, et d’avoir torturé et tué leurs victimes, notamment par décapitation. Les vidéos des assassinats, diffusées par l’EI à des fins de propagande, avaient choqué le monde entier.

Les deux hommes auraient notamment supervisé les lieux de détention des otages et coordonné les négociations de rançon par e-mail. Ils auraient aussi été impliqués « dans des faits répétés de violences physiques et psychologiques contre des otages », selon la justice américaine.

Le chef présumé de la cellule, Mohammed Emwazi, surnommé « Jihadi John », a été tué dans un raid aérien américain en Syrie en novembre 2015, tandis que le quatrième « Beatle », Aine Davis, est détenu en Turquie. Il y a reconnu coupable de terrorisme en 2017.

 

Théo GAILLAC

Théo est étudiant en journaliste dans une grande école. Il est spécialisé dans les informations locales. Théo permet d’apporter une information au plus près de nos lecteurs.