La réforme PASS et L.A.S. a profondément modifié l’accès aux études de santé en France, et elle influence directement le taux de réussite des cohortes récentes. Les données disponibles mettent en lumière des variations sensibles selon les filières et les parcours, ce qui demande un examen précis.
Depuis 2020, la sélection à l’université et l’orientation des étudiants ont été redéfinies par des dispositifs nouveaux, modifiant l’admission en médecine pour de nombreux candidats. Les comparaisons entre cohortes aident à mesurer l’impact de la réforme sur l’efficacité pédagogique et les trajectoires étudiantes.
A retenir :
- Hausse globale du taux de réussite depuis 2020
- Disparités marquées entre PASS et L.A.S. selon filière et université
- Réduction des redoublements en première année mais transfert vers deuxième année observé
- Amélioration des réorientations sans perte de temps pour certains profils étudiants
Otto
Taux de réussite après la réforme PASS/L.A.S. et variations régionales
Les éléments précédents conduisent à observer l’évolution nationale du taux de réussite pour les nouveaux parcours santé introduits depuis 2020. Les chiffres montrent des progrès globaux tout en révélant des différences significatives selon les cohortes et les filières.
Choix des indicateurs :
- Taux réussite 1-2 ans
- Taux entrée en 1re année MMOPK
- Taux de réorientation sans perte
- Taux de redoublement 2e année
Évolution 2019-2021 des cohortes PASS-LAS
En observant la période récente, on note des différences année par année dans les taux d’accès aux filières MMOPK. Selon Le Parisien et le Sies, la cohorte 2021 affiche une progression du taux global de réussite par rapport à 2020.
Indicateur
PASS (2021)
LAS (2021)
Total (2021)
Taux réussite en 1 ou 2 ans
47,5 %
25,7 %
40,4 %
Entrée en 1re année MMOPK
36 %
17 %
30,3 %
Admission en 2e année
12 %
6 %
Variable selon université
Redoublement 2e année
5 %
9 %
Proche des niveaux de 2019
Réorientation sans perte
8 %
20 %
12 %
Ce tableau synthétise les différences entre parcours, en soulignant l’écart persistant entre PASS et L.A.S. selon le type d’admission en médecine. Selon le Sies, la cohorte 2021 atteint un taux global proche de celui observé en 2019.
Interprétation pédagogique des chiffres
Ces fluctuations appellent une lecture centrée sur l’efficacité pédagogique et l’adéquation des parcours santé aux profils d’étudiants. Les universités ont modifié leurs modalités pour limiter le redoublement précoce, ce qui influence les taux observés.
« Après ma première année en PASS, j’ai intégré la deuxième année, grâce au tutorat renforcé et au choix de modules adaptés. »
Claire M.
Ce constat conduit à questionner l’orientation des étudiants et la sélection à l’université, car les effets varient selon les établissements. Le passage suivant examinera les causes profondes des écarts entre PASS et L.A.S.
Otto
Disparités entre PASS et L.A.S. : causes et conséquences sur l’admission en médecine
La lecture précédente montre que les parcours PASS et L.A.S. produisent des résultats distincts et des trajectoires différentes pour l’admission en médecine. Il faut analyser les facteurs académiques, pédagogiques et organisationnels qui expliquent ces écarts.
Facteurs clés analysés :
- Préparation disciplinaire insuffisante
- Variabilité des enseignements selon université
- Modalités d’évaluation divergentes
- Accompagnement individualisé limité
Facteurs académiques et pédagogiques
Les différences de contenus et d’encadrement expliquent en partie l’écart de réussite entre PASS et L.A.S., surtout en première année. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, la variabilité des parcours affecte l’équité d’accès aux filières MMOPK.
Filière MMOPK
Redoublement plus fréquent en LAS
Réorientation plus fréquente en LAS
Médecine
Moins fréquent
Modéré
Maïeutique
Peu marqué
Limité
Odontologie
Peu marqué
Limité
Pharmacie
Peu marqué
Limité
Kinésithérapie
Marqué
Marqué
Le tableau souligne un phénomène notable en kinésithérapie, où la réorientation et le redoublement sont plus fréquents pour les étudiants venant de LAS. Selon Le Parisien, cette tendance est confirmée par plusieurs observatoires universitaires.
Impacts sur l’orientation et la sélection à l’université
Ces facteurs exercent une pression sur la sélection à l’université, en complexifiant l’interclassement et les règles d’admission en médecine. Les services universitaires ajustent les critères pour rendre les parcours plus prévisibles.
« L’accompagnement pédagogique a permis à plusieurs amis de reprendre confiance et d’atteindre leur objectif médical. »
Thomas L.
Face à ces constats, il devient nécessaire d’identifier des solutions opérationnelles, que j’exposerai dans la section suivante dédiée aux mesures d’accompagnement. L’enjeu principal reste l’amélioration durable du taux de réussite.
Otto
Mesures d’accompagnement et pistes pour améliorer le taux de réussite en médecine
La section précédente invite à présenter des pistes concrètes, centrées sur l’encadrement pédagogique et l’orientation des étudiants. Ces mesures visent à renforcer l’efficacité pédagogique et à réduire les disparités liées à la réforme PASS et L.A.S..
Bonnes pratiques recommandées :
- Renforcement du tutorat ciblé
- Modularisation des parcours en santé
- Évaluation formative continue
- Dispositifs de réorientation rapide
Initiatives pédagogiques efficaces
Les initiatives de tutorat, d’entraînement aux examens et d’évaluations formatives montrent des effets positifs sur la réussite en médecine. Selon le Sies, l’accompagnement individualisé est l’un des leviers les plus efficaces pour limiter les abandons et les redoublements.
« La réforme a réduit le redoublement précoce, mais un suivi différencié reste indispensable pour équilibrer les parcours. »
Jean P.
Expériences de terrain et retours d’étudiants
Des retours d’étudiants confirment l’impact des dispositifs de soutien sur l’accès aux filières MMOPK, en particulier pour les profils en réorientation. Ces expériences permettent d’affiner les pratiques et d’ajuster rapidement les dispositifs de sélection universitaire.
« J’ai choisi LAS puis je me suis réorienté sans perdre d’année, ce choix a été déterminant. »
Sophie R.
Enfin, la convergence entre actions pédagogiques et décisions institutionnelles reste essentielle pour pérenniser l’amélioration des taux de réussite. Ces pistes demandent une évaluation continue par les acteurs universitaires.
Otto
Source : Sies, « Note », Ministère de l’Enseignement supérieur, 28 novembre 2024 ; Le Parisien.